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Tours de manège

Tours de manège

L’autre jour, Alain me dit en plaisantant lorsque je lui annonce que nous allons accueillir un énième passager pour un tour sur le bateau : « Dis donc, Ajimé c’est pas un manège ! ».
Et pourtant… en ce samedi 16 juin, la mer ressemble fortement aux montagnes russes.Amis de l’estomac qui bouge, bonjour !
Bien évidemment, nous avons justement choisi ce jour-là pour nous donner un rendez-vous pique-nique à l’Ile Sainte Marguerite, la plus grande des Iles de Lérins face à la baie de Cannes. Les invités à bord, novices pour leur quasi-totalité, ont été bien prévenus la veille par mail : la météo nous annonce un vent force 6, ça va swinguer !
Soit nos amis sont inconscients ou téméraires, soit ils nous font totale confiance, en tout cas ils répondent tous à l’appel : Sabine et son "ch’ti" Philippe, Maylis, Célyne et Jean-Philippe.
C’est la première fois que nous avons l’occasion de tester notre voilier avec de telles conditions et nous ne voulions pas passer à côté. Le vent est bel et bien au rendez-vous, accompagné de charmants creux de 2 à 3 mètres.
Le trajet doit se faire face au vent, nous obligeant à quelques virements de bord. Mais la traversée se passe bien et, surtout, elle se passe plus vite que nous n’avions jamais connu : nous atteignons une vitesse de 7 nœuds, un record ! (le nœud est l’unité de vitesse en marine ; 1 nœud = 1 mille nautique/heure soit 1,852 km/heure).
Le mouillage est heureusement à l’abri du vent et de la houle et nous rejoignons paisiblement (sauf pour Alain qui rame et parfait ainsi la forme de ses biscotos !) le groupe d’amis qui s’est installé pour manger après une traversée en navette.
Le retour par vent arrière se fait en une heure et demie, temps inégalé jusqu’ici. J’avoue que passer le cap d’Antibes et tracer directement vers le port sans manœuvre particulière, ça a son charme…
L’amarrage dans la place, véritable mouchoir de poche, est en revanche plus délicat. Le vent qui souffle en rafales nous fait dériver et Alain doit s’y reprendre à deux fois.
Nous terminons la journée par l’envol de la chaussette du génois : alors que nous nous escrimons à placer la housse de protection du génois, une traîtresse rafale de vent fait lâcher le nœud qui la retient au pied de la voile et fait partir d’un coup les 15 mètres de housse dans les airs. Alain devra monter au mât pour faire redescendre la chaussette bleue qui, tel un long pavillon, flotte à l’horizontale au-dessus du port d’Antibes. 

La sortie que nous ferons le 24 juin avec Véro, Fabrice et son ami Céline sera moins venteuse mais houleuse. Le vent d’Est de la veille a laissé des traces sur la mer. A la sortie du port, la remontée des fonds produit des vagues hautes et cassantes, peu agréables lors des manœuvres. Alain semble être le seul à en ressentir les mauvais effets…
Le retour au calme de la météo aura lieu avec Mathias, le samedi suivant. Mathias connaît bien les bateaux pour y être souvent monté étant plus jeune en Algérie. Les enfants lui posent des milliards de questions, détectant en lui un interlocuteur disert et cultivé (nous nous réjouissons intérieurement de ce changement de cible récupérateur pour nos oreilles et notre salive…).
Je laisse faire les manœuvres aux hommes à bord, ça aussi ça me change ! 

COMMENT SE FORMENT LES VAGUES ET LA HOULE ?

Le vent y est bien sûr pour quelque chose. Lorsqu’il souffle, le frottement de l’air crée des petites rides sur l’eau qui grandissent au fur et à mesure que le vent insiste. Ainsi naissent les vagues, adoptant le même sens que celui du vent. Une vague se caractérise par sa hauteur et sa longueur ; elle se déplace, précédée et suivie par ses sœurs (qui forment une famille que l’on appelle un train de vagues). Près de la terre, la profondeur de l’eau vient influencer son mouvement.
Les vagues deviennent de la houle lorsqu’elles quittent la zone où souffle le vent qui les a fait naître. La houle se nourrit de l’énergie emmagasinée par les vagues. Le vent a beau changer de sens ou bien s’arrêter, les vagues continuent d’agiter la mer, ne s’atténuant que progressivement. La houle peut ainsi parcourir des centaines et même des milliers de milles. Arrivée plus vite que le vent, elle peut annoncer des perturbations.


Avant le départ... jusqu'ici tout va bien


Sabine fricote...                                     ... ou fait l'idiote


On prend la pose... avant de prendre la mer


Et c'est partiiiiiiiiiiiiiiiii !


Yeux au loin ou dans les airs... restons vigilants... tout en souriant !


Euh... accrochez-vous quand même...


Terre !


Un homme à la mer !


Ce sera toujours ça de pris dans les biceps !


Et pendant ce temps-là, y en a qui mangent !


et qui papotent


puis font la sieste


ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ


Photos de vacances...


Retour au port, on enroule le génois


et on tente de lui enfiler sa chaussette...


Mer un peu agitée juste pour Véro !


Mais elle sourit quand même 


Fabrice, muscles à l'air


Quant à Céline, elle fait bronzette


Et moi j'explique des trucs super sérieux


Sous l'oeil de la prof, faut pas dire n'importe quoi !


Thomas s'improvise photographe...


Mathias, dans son élément


Même pas peur !




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