Escapade varoise
Escapade varoise
Bon d’accord, les petites virées en mer c’est bien… mais il faudrait peut-être passer aux choses sérieuses !
Alors, nous avons décidé de partir affronter les flots pendant plus de 48 heures.
Grisés par notre nouvel objectif, nous nous risquons même à franchir les frontières du département !
Stéphanie nous accompagne dans notre téméraire aventure.
Nous larguons les amarres en fin d’après-midi samedi 9 juin. Le vent vient du Sud-Ouest, nous obligeant à naviguer au près, c'est-à-dire (je le rappelle pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents) que le vent nous arrive de face à 30 degrés par rapport au cap et nous contraint à adopter une trajectoire en zigzag. Comme nous n’avons pas encore informatisé nos équipements de navigation, Alain utilise la bonne vieille méthode du compas et de la règle-rapporteur pour calculer les meilleurs moments pour virer de bord. Il ne s’en sort pas trop mal. Nous sommes en approche de l’île Sainte-Marguerite à l’heure du coucher du soleil, ce qui donne l’occasion à Stéphanie et à moi de nous lancer le défi de la plus belle photo de soleil couchant.
Seuls quelques bateaux ont choisi le même mouillage que nous. Les mouettes s’en donnent à cœur joie. Le fort disparaît peu à peu dans le crépuscule. Le calme s’installe dans une lumière rosée… Puis tout à coup, des éclats retentissent. Un feu d’artifice tiré de la baie de Cannes semble commandé juste pour nous !
La nuit envahit le bateau et le sommeil mon cerveau… Soudain, Alain s’agite à côté, s’inquiétant d’un bruit soi-disant suspect. Il revient de son inspection sans réponse particulière… je passe le reste de la nuit à essayer de me rendormir…
Réveil difficile donc. Le fameux bruit était vraisemblablement le frottement de la chaîne de l’ancre sur la coque lorsque le bateau a tourné sur son mouillage, on dit qu'il évite. Tout ça pour ça. Une douche extérieure me remet les neurones au beau fixe… jusqu’à ce que j’aie la bonne idée de vouloir aider manuellement la remontée de l’ancre… AïE ! OUILLE ! trois doigts se coincent dans la poulie. Bon, finalement plus de peur que de mal. Mais c’est vraiment pas malin, je le referai plus promis !
La journée suivante nous amène dans l’après-midi jusqu'à la rade d’Agay. Nous sacrifions à l’incontournable cérémonie de l’apéro au pastis et tentons de remplir toutes les grilles de mots fléchés et sudoku.
RAS durant la 2ème nuit malgré les coups de soleil et les moustiques.
Le retour vers Antibes se fait d'une traite avec un vent dans le dos plus ou moins affirmé. C'est l'occasion de tenter une configuration différente de voiles : la position en ciseaux. La grand-voile est par exemple sur bâbord alors que le génois est sur tribord. Par vent arrière, cela évite que la grand-voile prenne tout le vent.
A l'approche du port, le hors-bord de Fabrice et ses amis nous rejoint comme le font les plaisanciers avec les grands navigateurs à l'arrivée d'une course ! Oui bon, on peut rêver non... ?

Le capitaine contemple le soleil qui décline...

... avant de passer à l'apéro !

Santé !

Rien à dire...

... on est juste... bien...

"Toute ma vie, j'ai rêvé de voir le bas d'en haut !"

Un peu moins rassurée Stéphanie...

Radis de mer

Sieste au pied de l'Estérel

Les belles plantes s'arrosent par le bas...

Repas coloré en pleine navigation

Oooh ! des fans venus nous accueillir !
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